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Petrouchka

d'Igor Stravinsky

Dans la ville de St. Petersburg, sur la place de l’Amirauté se tient une grande foire en l’an 1838. On célèbre la fête traditionnelle de la Maslenitsa qui dure une semaine et dont le point culminant est le Carnaval. Tout le monde s’amuse. Au milieu des attractions de la foire se produit un évènement incroyable. Un Magicien apparaît avec un petit théâtre de marionnettes à fil. Il s’agit du Maure, de la Danseuse et de Petrouchka.
Ces êtres inanimés, en devenant humains découvrent un monde inconnu, éprouvent des émotions. Entrer dans le monde des humains c’est accéder au mystérieux sentiment amoureux et à tout ce que cela implique : attirance, jalousie, possession, colère, mélancolie, joie, insécurité, hardiesse.
C’est ce qui arrive à ces trois pantins de foire. “Du jamais vu” “Entrez et voyez” “Marionnettes vivantes”. Le souffle vital vient de la flûte traversière du Magicien. C’est la magie de la musique. Sa flûte est comme une baguette magique, comme la baguette d’un chef-d’orchestre, comme la baguette en bois d’où pendent les fils qui donnent vie à une marionnette.
Petrouchka vit son premier amour. Avec toute la maladresse que peut entraîner l’inexpérience mais également avec toute la difficulté d’avoir un rival. Petrouchka aime la danseuse, et la danseuse a été séduite par le Maure.
Nous avons tous vécu un premier amour…et une première déception amoureuse. Mais même ainsi ne dirions-nous pas avec le poète que nous préférons avoir aimé et perdu que n’avoir jamais aimé ?
Toute magie a besoin de roulements de tambour.
“Entrez et voyez, le spectacle va commencer !”

“En dernière partie de ce concert, Mikko Franck et l’Orchestre Philharmonique de Radio France réservaient au public de l’Auditorium une belle surprise. En effet, ils décidaient de matérialiser les personnages du Ballet Petrouchka en faisant appel à une troupe de marionnettistes catalans, qui par la magie de leurs décors, et la manipulation de trois grandes marionnettes donnaient ainsi corps à ce conte fantastique où de simples poupées de son semblent soudainement animées d’une vie brève mais intense.”
Michel Jakubowicz

Fiche artistique

Santi Arnal : mise en scène, marionnettiste, constructeur
Anna Fernández : marionnettiste, associé à la création, productrice
Júlia Bel : Dramaturgie, assistant mise en scène
Pi Piquer : Creation plastique, scénographie, construction
Cristina Rodríguez : Design lumière
Bea Henríquez : marionnettiste, associé à la construction
Susana Garcia Montes : couturière
Natalia Montoya : coiffure
Isabel de Pedro : collaboration spécial costumes marionnettistes